12 Août - Ottawa
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Troisième échec kayak successif. On a des courses à faire, des bagages, ça joue pas. Ça commence à faire beaucoup. En remplacement, on rejoint nos Ottawiens (si, si) pour visiter le quartier du parlement, au centre. On galère un peu, il y a des bouchons et on a des difficultés à trouver un parking. Comme à Toronto, la place de la voiture est incroyablement présente. Tout est centré autour, il est compliqué de se déplacer sans, on voit relativement peu de vélos comparé à nos grandes villes. Il fait super chaud. On marche autour des grandioses bâtiments public, mais en essayant de rester à l’ombre quand c’est possible. On regarde un moment le passage des écluses, il y en a une bonne dizaine, le mécanisme est impressionnant avec l’ouverture des portes à la force des bras grâce à des poulies en chaînes d’acier. On passe aux cotés du musée des beaux-arts avec une grande araignée rigolote en acier fin, sous laquelle on peut passer et qui se nomme « maman ». Comme nous avons fait part à nos amis locaux d’un de nos objectifs, voir un moose 🫎, nous partons pour le parc Omega qu’ils nous ont conseillé. C’est sur le trajet de notre prochaine destination, en Mauricie, ça permettra de couper le trajet.
Le parc se parcourt en bonne partie en voiture et le grand jeu et de prendre un sac de carottes pour nourrir les (attention, prenez de l’élan): daim, cerf, élan, orignal, caribou. Plus loin un petit l’étang avec un castor 🦫 qui fait des longueurs et range des branches qui n’étaient pas au bon endroit. Ensuite bison (de loin) et ratons laveurs (de près), qui partagent du maïs avec des gros geais bleus. Les chiens de prairies sont super rigolos aussi, on dirait un dessin animé avec leur mouvement sec et très rapide. En revanche, déception des déceptions, on ne parvient pas à voir de carcajous (wolferines) dans leur grand enclos très protégé, ils doivent roupiller. Au retour, en en roulant parmi des sangliers et des oies, on passe aussi un moment a observer les ours, dont plusieurs oursons qui se chamaillent. On repart à la fermeture, bien fun. Il nous reste un bon trajet pour rejoindre le coin paumé du séjour, aux confins de Saint-Alexis-des-Monts, vers la Mauricie. Comment les filles ont déniché cet endroit, nul ne le sera jamais. Le trajet ressemble à certains de nos gîtes estivaux, autoroutes d’abord, puis nationales, enfin petites routes, de nuits, interminables, bordées de forêts, pour finir par l’inévitable chemin de terre cahoteux qui se termine en cul-de-sac. On est bien paumé, dans un très grand chalet un peu branlant, avec d’immenses pièces, au ras de la forêt de sapins, en surplomb d’une petite rivière rocheuse, qui coule avec des collines boisées en fond. Et des moustiques. Si vous avez en tête une image typique des espaces canadiens, ben c’est là. En vrai, on n’est pas vraiment perdu, le Canada est immense et il y a d’autres lieux, à l’ouest et au nord, tellement plus perdu que la main de l’homme n’y a jamais mis le pied.
(Note: toutes les photos sont visibles sur ce lien)


























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