14 Août - Saint-Alexis-des-Monts

Publié le

Hargneux comme pas deux, nous nous acharnons à essayer de faire du kayak. Direction le lac Sacacomie, un peu plus au nord, un grand lac entouré de boisé (c’est le terme ici), pas très loin de notre balade sous la pluie d’hier. En revanche, impossible de trouver le moindre sentier pour accéder au lac, donc on va à l’unique hôtel du coin qui, semble-t-il, en propose. Bien entendu, nous essuyions un nième refus: ce n’est que pour les clients de l’hôtel. On continue les recherches et finalement comprenons le concept. Il faut aller dans une pourvoirie qui, justement, pourvoie. On paye un droit d’entrée et on peut ensuite utiliser les kayaks et autres padles.

La pourvoirie du lac Blanc est dans un endroit grandiose avec un beau lac à méandres, toujours avec la boisée de sapins sur le pourtour, l’eau plate au possible et d’une couleur assez sombre, due au fond probablement. On passe devant la salle d’éviscérations que personne finalement ne souhaite visiter et on se précipite comme des morts de faims sur les kayaks tant désirés. Nous pagayons alors de concert et de bon cœur tout autour du lac, s’arrêtant pour plonger de temps en temps, pour que Celia pille les fonds végétaux des coins à nénufars, ou pour prendre possession d’une petite île déserte, recouverte de mousses vertes mélangées aux épines des sapins. C’est sûr, il y a un trésor enterré dessous. Le soleil tape fort, les peaux rougissent drôlement. On dérange une maman castor (ou un papa d’ailleurs). Il nage à côté de son building en branchage de bois clairs et cache son petit. Il disparaît dessous et on les entend discuter (« non, ne sort pas tout de suite Kévin, il y a des gros lourdeaux dehors, attend qu’ils crament, quand ils seront couleur écrevisse cuite, ils partirons »).

Plus loin, on repère une tortue et les filles plongent d’un toboggan sur une plate-forme dont le propriétaire, dans la villa en regard, nous crie au loin qu’on peut l’utiliser. On a doucement basculé de l’Ontario au Québec et l’anglais a laissé place au français fleuri. C’est super drôle à entendre, mais parfois pas facile à comprendre. Exercice : néokebactsi. Réponse plus tard. Après le pique-nique, les filles optent pour du padle et nous partons nous promener, suivant les « trails » indiqués sur le plan fournit à l’accueil. On se méfie maintenant de cette appellation, un chemin aux Amériques n’est pas un chemin en Europe. Là, ça commence par une route, mais ça laisse assez vite place à un « vrai » chemin qui longent des tout petits lacs, plus sauvages, avec des zones d’arbres morts dans l’eau. L’eau est sombre également, et les arbres blancs s’y reflètent, c’est bien sympa. On voit même décoller un grand aigle blanc américain, le Pygargue à tête blanche (selon wikicelia), celui-là même qui orne les drapeaux ou monuments des militaires américains. Le reste de la balade est bof, malgré un chouette point de vue inattendu sur une vallée de marécage, car il s’agit surtout de sentiers pour 4x4 ou des sortes de quad utilisés pour aller aux zones de ball-trap.

 

(Note: toutes les photos sont visibles sur ce lien)

Commentaires