9 Août - Toronto (suite)
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Bon, le premier ressenti en débarquant est mitigé, c’est vraiment la cohue semblable à l’ouverture de Disneyland lorsque le portail s’ouvre devant les familles. L’île est assez grande et on avait prévu de la balader en vélo, mais la route principale qui traverse un grand parc pour aller à la plage est tellement bondée que ceux qui ont eu la même idée et l’ont réalisée ne peuvent même pas rouler. La plage est également Palavas les flots le 15 août à 14h, mais on s’éloigne de quelques mètres et, comme souvent dans ce type de lieu très populaire, ça se calme bien vite et le monde devient beaucoup plus raisonnable. La plage est petite, il y a beaucoup de bateaux au large, de mouettes, des jet skis vrombissant très forts. Les îles de Toronto l’été, c’est the place to be.
Après la baignade, on balade pour rejoindre l’autre partie de l’île, nommée Ward Island (nous étions à Central Island, qui est l’île plutôt au centre des trois). C’est assez vert, un peu cramé par endroit, il y a des canaux, des arbres, des jolies vues sur la skyline de Toronto ; on promène tout de même sur une route (sans voiture), le concept de chemin n’a pas la côte ici. On longe des espaces herbeux assez grands dans lesquels on voit régulièrement des structures en acier, un poteau d’un mètre environ avec, au bout, une sorte de panneau de basket dont le filet est composé de chaînes en ferraille. Renseignements pris, il s’agit de parcours de disc golf, c’est à dire du golf avec un Frisbee. On le lance en direction des arceaux et s’il tombe à côté, le lancé suivant se fait à partir du point de chute. On voit de amateurs y jouer, et non, ce n’est pas aussi ridicule que ça en a l’air, les disques fusent à grande vitesse, ça a l’air rigolo. En parlant de trucs rigolos: savez vous comment on appelle les habitants de Toronto ? Les Torontoniens. Venant d’un habitant de la tour du pin, je trouve ça assez rigolo tout de même, je me sens moins seul.
La soirée arrivant, nous avons un objectif important, Lucie souhaite ramener un ballon de football américain américain. Non, ce n’est pas une faute de frappe, le football est américain (rien à voir avec le soccer qu’on appelle nous le football, suivez un peu) et le ballon doit être associé à une équipe américaine, et pas canadienne. La petite difficulté est que nous avons franchit la frontière. Que cela ne tienne, nous repérons le plus gros centré commercial du bled (Eaton, de la taille de la tour du pin) et trouvons le sesame. Les filles n’en profitent pas pour faire des emplettes, je leur interdit formellement. On se rentre en croisant un concert de musique Rock de l’Himalaya, sur une immense place en béton coincée entre des grattes ciel, entourée de food truck, avec une population très largement indienne. Plus tard, on apprendra qu’il y a pas mal de vie sous terre également (le Path), avec des magasins et des passages piétons, plutôt pour l’hiver. On croise également quelques PedalPub, des vélos à 8 ou 10 places, chacun pédalant de profils par rapport à la route, face à un bar central servant des boisons immanquablement alcoolisée. C’est un vélo qui ne fait pas de bruit, alors la coutume est, semble-t-il, de hurler à tue-tête de façon à couvrir le son du silence. On est un peu chez nous maintenant à Toronto, on suit les rues sans regarder le plan, on rejoint la voiture garée exactement au même endroit qu’hier. C’est la night qui commence mais les filles remarquent qu’on a fait plus de 24000 pas, alors on décide de rentrer dans notre frigo sous-terrain.
(Note: toutes les photos sont visibles sur ce lien)












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