3 Août - New York
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Objectif : balade sur la high line, une ancienne voie de chemin de fer, hors-service depuis les années 80, transformée en une sorte de voie verte très aménagée. Elle serpente pendant environ 2 km au dessus des rues, à une altitude d’environ un deuxième étage, et l’aménagement évolue tout au long du parcours. Au début, simple chemin de gravier, autour de chantiers, puis couvert par de grande poutres entrelacées, ensuite bordé de jardinières d’abord étroites puis plus larges, parfois encerclées de bordures en acier Corten (oxydé rouillé), ensuite encore de grande partie très touffue avec arbustes et riche de végétation. Célia s’extasie sur la diversité des espèces végétales, en nommant certaines et en en découvrant d’autres. Moi, je vois des trucs verts et d’autres verts mais pas pareil, mais c’est bien joli tout de même. Sur le chemin, le mélange de matières et de couleurs (ocre rouge de l’acier, bois du … ben du bois, vert de la végétation et bleu du ciel) s’harmonise super bien, c’est un petit coin un peu hors sol. On est en ville sans y être réellement.
L’ensemble ondule entre les tours d’immeubles, plutôt luxueux, dont beaucoup ont une architecture originale. Par exemple, un possède de grande baies vitrées, cerclées de vert, bombées vers l’extérieur, ce qui donne un mélange mi futuriste, mi cottage anglais. On distingue légèrement la vie des occupants, avec quelques objets qui dépassent dans les vitres, livres, coussins, étagères à chat… ils doivent avoir une belle vue, non seulement à hauteur d’yeux sur Manhattan, mais également en contrebas sur le chemin arboré. New York, ça donne envie d’être riche.
La high line terminée, on va pique-niquer un peu plus loin, au bord de l’Hudson, avec de grands quais ouverts, bondés de runners et de passants sous un gros soleil qui tape. Sur un bord, il y a une sorte de plage, sable blanc, des terrains de sports, de grand espaces de détente, et la « petite » Little Island, une presqu’île sur pilotis, mais pilotis à l’américaine: d’énormes plots de béton soutenant l’île qui s’évasent comme des vases en grimpant, tous de tailles différentes pour construire un relief. De la verdure dégouline sur les blocs de béton. L’île est super verte, avec des chemins qui grimpent pour avoir un point de vue, un amphithéâtre face à la rivière, un piano, des tables, etc. Un vrai dimanche.
La suite sera plus terre à terre car on quitte New York, après avoir tout vu, je crois, sauf la Margot qui, on a bien regardé partout, ne s’y cache pas. Nous continuons donc nos recherches ailleurs. On entame la partie transit, métro, recup de bagages à l’hôtel, marche jusqu’à la gare, train bondé jusqu’à Newark (un autre aéroport de New York), AirTrail au minuscule wagon dans l’aéroport vers le car rental. Nous ne savons pas encore quel gros fail nous attend.
La récupération des voitures est souvent un grand (long) moment, mais cette fois c’est record du monde, champions de l’espace. Je passe les détails, c’est vraiment trop dense mais le point initial de bascule est que je n’ai pas de carte de crédit, la mienne (comme 99% des Français) est une carte de débit, et ils ne veulent pas louer le véhicule initialement réservé avec cette carte là. S’ensuit 4 heures et demi (oui, oui, 270 minutes) de palabres, négociations, propositions, contre-propositions, avec l’employée qui, bien que très patiente - elle restera 4 heures avec les mêmes clients - n’est pas super open ni très claire. Au final, on repartira avec plus ou moins les mêmes voitures que planifiées, mais pratiquement à une fois et demie le du initialement annoncé, presque plus que le trajet en avion. Pendant nos discussions, les filles s’occupent comme elle peuvent, imaginez 4 heures à attendre sans savoir si ça va se débloquer d’une seconde à l’autre, dans un grand hall froid d’aéroport, quasiment vide. Avec des rebondissements du type : ben comme vous n’avez pas validé assez tôt, la voiture prévue n’est plus dispo. Ah mais en voilà une autre (plus chère), mais oups, non, y’en a plus pour la journée, revenez demain. Ah si j’en ai trouvée une pourrie pas lavée, je vous la laisse pour plus cher … bref, grosse lose. Donc, mes petits amis, prenez vos stylos et notez attentivement: 1) aux US, demandez une carte de crédit à votre banque, 2) n’allez pas chez Dollar/Hertz/Thrifty, (il semble qu’avec Avis ça fonctionne). Merci de votre attention, y’aura contrôle surprise demain.
Arrivés avant 17h, on repart donc vers 21h, avec une bonne heure de route pour l’étape de transit à Stroudsburg (demain, interro surprise sur la prononciation de ce bled), où nous attends un magnifique hôtel à papa. Après l’épisode du car rental, les filles sont quand même ravies d’arriver et la dame à l’accueil nous accueille avec gentillesse et enthousiasme. Je refais le match pendant la nuit, passant par différentes étapes de négociations que je n’ai pas pu tenter précédemment, tel le coup de boule suivit d’un retourné high-kick sur le pif (c’est un rêve, hein, en réalité, je n’ai pas la souplesse pour un tel geste).
(Note: toutes les photos sont visibles sur ce lien)






















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