4 Août - Stroudsburg, Ithaca
Publié leJe suis joie car il s’agit d’un hôtel à papa de très bonne facture, il est « pet friendly », donc avec des poils dégueu un peu partout, la moquette est crado, il y a des travaux de peinture, un chantier dans le couloir, une chaussette salle du précédent locataire à côté du fauteuil. Le p’tit dej est inclu sans supplément, mais à hauteur du supplément, donc un peu chiche: corn flakes, barre céréale. Heureusement, une dame arrive peu après pour compléter (œufs durs blancs à l’américaine, yaourt). En vrai, je noirci un peu le tableau car l’ambiance n’était pas glauque du tout, juste un peu plus « campagnard ». Sortis de New York, on commence à entrevoir un autre visage de l’Amérique.
Nous sommes en phase de transition (transhumance ?), environ 3h de route nous attendent pour rejoindre Ithaca. On a prévu une petite balade pour se mettre en jambe avant la voiture. Direction le Tammany trail à Dunnfield Creek Natural Area trailhead (oui j’ai copié-collé). Plusieurs trails s’offrent à nous et je propose un « petit », que j’estime « facile » d’environ 1h30. On se marre en lisant qu’en cas d’attaque d’ours, il ne faut pas faire le mort mais plutôt fight back. Le trail se trouve dans une immense parc, une forêt avec plein de sentiers qui partent dans tous le sens. Il y a des pins, des hêtres, des érables (oui, oui, j’ai demandé à Wiki-Celia), on croise des chipmunks rigolos 🐿️, c’est bien cool. On longe une petite rivière en contrebas. Tout bascule lorsque Cédric repère une masse noire qui bouge sur le versant en face de nous, juste de l’autre côté de la rivière. Une maman ours ! Un black bear 🐻 suivit de ses petits, boules de poil qui batifolent à flanc de colline. On les distingue par intermittence, pas facile de faire des photos, mais on les suit du regard pendant un bon moment. Le plus gros se déplace lentement fouillant avec son museau dans les branchages. Magique !
Le reste de la balade est sympathique et s’avère bien plus long que prévu. Le point de vu au sommet est un peu gâché par le bruit de la highway en contrebas mais on domine bien la vallée et une grande rivière en contrebas. Environ 3h30 au lieu de l’heure et demi prévue (hum, sorry 🤷♂️), nous nous retrouvons un brin décalé dans notre planning pourtant sans faille.
Réactifs et soudés dans l’adversité, nous réagissons promptement en dévalisant un Walmart, prévoyant les 2 ou 3 prochains repas. Le Walmart est une attraction en lui même, on s’extasie devant des bocaux de pickles de 5 L, ou des bouteilles de Ketchup de 4 kg. On sort du “musée” un peu tard et attaquons le pique-nique vers 15h, gîte’s vibes. On poursuit la transhumance en direction de Ithaca. Le trajet est très typique, des grande highways bien droite pendant des miles et des miles, bordées de grandes forêts vertes, pins, érables. On voit régulièrement des hautes fermes aux hangars rouge en bois, avec des John Deere verts sales devant, ainsi que des grands silos gris. Il y a des zones, proches des villes, avec des maisons typiques de l’imaginaire américain, bois coloré, immense pelouse bien tondue, sans aucune barrière, donc à quelques mètres de la route, drapeaux américains à tout va, grosse cylindrée dans un coin, trampoline pour enfant, etc. Mine de rien, à part la proximité de la route, ça semble très sympathique. Le paysage général est très vert, il fait plutôt chaud, on croise des grands lacs à intervalles régulier. Dans les véhicules, à part les conducteurs, ça ronque grave.
Ithaca, en soirée. On balade un moment dans l’unique grande rue piétonne (Ithaca Commons), avec quelques musiciens, dont un groupe, avec un violon, faisant penser à des Amish. On repère aussi quelques camés par ci par là. On décide ensuite d’aller casse-daller dans les pelouses de la Cornell University, en hauteur. Le campus est incroyable, niché dans les collines surplombant le lac Cayuga, une énorme ville dans la ville, avec des bâtiments du type manoir d’Harry Potter, devant d’immenses pelouses parfaitement verte et tondue. Le soir est tombé et les châteaux sont illuminés, c’est calme, très clean, l’atmosphère est sympathique. Ça donne envie d’aller étudier.
La place de l’université est très différente de chez nous. Il y a des grands panneaux publicitaires pour vanter les mérites de l’enseignement et la qualité des études. Jade nous raconte comment ça fonctionne pour elle, et c’est quand même un autre monde. On pourra leur reprocher bien des aspects, il n’en reste pas moins que globalement la place de l’enseignement est très largement plus valorisée et plus financée, même pour les moins fortunés (la proportion d’étudiants à l’université est plus importante aux US qu’en France). Notre pique-nique tourne court assez rapidement, quand on s’aperçoit que des nuées de moustiques souhaitent gentiment partager le moment et le lieu avec nous. Un nuage - littéralement - est ainsi stationné au dessus de moi, constamment. Je me lève et me déplace mais, tel un vif robot mécanisé, le nuage me suit et reste pile au dessus de mon crâne. (Presque) Tout le monde est bien content de ma position de dompteur de moustique et peut ainsi finir tranquillement son dessert. On prendra une photo (malheureusement effacée ensuite) de ma nuque cloquée et (presque) tout le monde se marre bien de mon infortune.
(Note: toutes les photos sont visibles sur ce lien)




















































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