7 Août - Niagara (côté US)
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Après la pluie de cette nuit, l’atmosphère est encore humide avec une douce odeur chaude d’herbe mouillée. En plus du squirrel 🐿️, un petit lapin 🐇 nous accompagne. Il y a des gaies bleus bruyant dans les arbres et on voit un groundhog flemmard à côté d’une maison.
Direction Niagara aujourd’hui, avec un petit stop à Buffalo, au Grand Central Terminal pour une tentative d’urbex avortée. Le lieu est une ancienne gare désaffectée, avec un building principal monstrueux, peut-être 30 étages. On discute avec une dame qui nous explique que le lieu est en rénovation (une association ?), pour un millier de logements et des zones de shopping et d’entertrainment. On ne pourra pas visiter, mais on se dit qu’on y retournera de nuit quand on sera grand. Sinon, Buffalo city, c’est moche.
Les abords de Niagara city sont également moches. C’est très industriel, avec d’immenses espaces de béton, de ponts de ferraille, des usines. Le ciel est laiteux (peut être dû aux feux de forêts du Canada ?) ce qui ajoute à l’aspect peu avenant du coin. On se gare finalement un peu plus loin du centre, sur le parking d’un casino grand comme un building de New York. À Niagara même, c’est déjà plus sympathique lorsqu’on s’approche des rives du Niagara, avec des zones de verdures le longeant jusqu’à la presqu’île centrale de laquelle on peut voir les chutes. Sur le bord de la large rivière qui court très vite, on remarque des drôle de bornes, d’une hauteur de mi-homme, tournée vers la rive Canadienne. Un panneau nous enjoint de ne pas s’avancer alors on s’avance pour voir. Ça semble être des projecteurs et des caméras, blindés, dirigés vers l’autre rive, j’imagine pour envoyer des rayons laser sur les costauds qui voudraient traverser vers les États-Unis. Quoique, après réflexion, c’est probablement plutôt pour empêcher les gens de fuir.
À portée de vue des chutes, c’est la grande foule, mais sur de grands espaces. Le parc est bien vert et on a plusieurs points de vue. Les chutes sont du cotés américain, le canyon est immense et s’ouvre au loin. Sur l’autre rive, c’est le Canada, on aperçoit des buildings et des parcs. Les chutes en elles-mêmes sont tout de même impressionnantes, le bruit est constant et il y a de grandes gerbes de brumes qui blanchissent la vue. Les flots d’eau qui se déversent sont hypnotisants, sans fin ; on imagine la force du courant en amont et l’impact du poids de l’eau tombant par milliers de tonnes en aval (2800 m3 seconde). Pas trop d’embruns de notre côté, c’est semble t’il, l’apanage du côté canadien. On voit des bateaux, ras la gueule de touriste tous en cirés rouges ou jaunes, s’approcher des chutes pour se retrouver à quelques dizaines de mètres à peine de l’impact bouillonnant. Les filles consultent Snapchat et TikTok et affirment promptement que c’est tout pourri comme animation (« Maid of the mist »), les gens sont trempés et ne voient rien que de la brume blanche. On remonte un peu la rivière en marchant mais rien n’est baignable. Tu m’étonne : Léo Marchant lui-même peinerait à vaincre le courant.
On retourne en extérieur de la ville, dans une zone assez raffinée (enfin, disons avec des raffineries), pour prendre possession de nos chambres dans un hôtel (à papa), de type Motel Américain typique: un parking en goudron. Alors oui, effectivement, quand on regarde bien, il n’y a pas que le parking, il y a aussi des chambres autour, dont les portes donnent directement sur le parking, ça permet d’avoir moins d’un mètre à faire entre le coffre et la chambre. Si on est très attentif, on peut aussi repérer une piscine au milieu du parking ! Il ne nous en faut pas plus et, une fois les valises jetées en vrac dans les chambres, nous franchissons en maillots de bain le goudron, slalomant entre les voitures, pour aller tous nous baquer dans la piscine finalement très agréable (sans chlore s’il vous plaît). On y reste un bon moment, tout le monde admirant mon papillon coulé, celui là même que j’ai récemment enseigné au petit Léo sus-mentionné, pour l’aider à ramener des médailles d’or à sa maman.
Le soir, on emporte des plats à un Pakistanais et on retourne aux chutes pour voir les illuminations. En soirée, ça a encore une autre tête, les grattes ciel s’éclairent et, lorsque la nuit arrive, d’énormes projecteurs côté canadien balancent des tombereaux de lumières sur les cascades, les illuminants de différentes couleur. L’effet est spectaculaire, en particulier par la grandeur du lieu. À la lumière rouge par exemple, on a l’impression d’un trou sans fin donnant sur les enfers, la brume noyant le bas des chutes dans le brouillard. Il y a différents point de vu, des promontoires, et on passe tranquillement de l’un à l’autre. Un feu d’artifice (un tous les soir) ponctue la soirée. On ne va pas se mentir, c’est du gros tourisme de masse et, dès qu’on est au delà du parc verdoyant, les abords des villes sont assez moches. Cela dit, les grands espaces et le côté irréel de cette eau sans fin, fonds que ça reste tout de même impressionnant. On retourne dormir à côté du goudron.
(Note: toutes les photos sont visibles sur ce lien)


























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