9 Août - Toronto

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Vers environ 3 heure du matin, un doute me taraude. J’ai garé la voiture dans l’allée adjacente à la maison, mais au bout de l’allée il y a une porte de garage et derrière la porte, et bien, un garage. Est-ce vraiment là où le propriétaire voulait que je me gare ? Ses instructions sont incompréhensibles et la photo jointe encore moins, on y voit une voiture et une flèche sur le côté indiquant une direction qui n’est pas visible sur la photo. Et si je bloque quelqu’un demain matin ? Je décide donc de sortir (en calcif) pour déplacer la voiture. Dehors, il fait super bon comparé au frigo de l’intérieur, c’est calme et agréable. J’observe un petit moment les lieux et déplace la voiture à un endroit où j’estime que ça ne va gêner personne. Satisfait, je retourne m’endormir comme un loir.

On déjeune sur la terrasse de derrière, vermoulue elle d’aussi et en piètre état. On s’occupe des surprises pour Margot, puisqu’on ne l’a toujours pas retrouvée, on lui fait livrer brunch et fleurs. On retourne à Toronto ; enfin, techniquement on y était déjà, disons, qu’on retourne au centre ville. On va balader dans distillery district, l’ancien quartier des distilleries réhabilité en un espace piéton à boutiques. Les bâtiments sont en briques rouge sombre, les rues pavées, il y a des traverses en hauteur d’un bâtiment à l’autre, souvent en acier vert, j’imagine pour transvaser des tonneaux de whisky. Whisky ? Bon sang, Margot doit être par ici. Il y a encore de éléments industriels de tuyauterie et conduit divers. On imagine bien des chevaux, costaux, noirs, sanglés à des carrioles, transportant des monticules de caisses à bouteille. Cela dit, ça a brûlé vers la fin du 19eme. Maintenant, il y a des bars, des resto, des boutiques de jupettes et d’art déco. C’est sans voiture donc ça permet de souffler un peu. On poursuit la balade vers le Saint Lawrence market, un très grand marché sous des halles, tout climatisé, avec beaucoup de monde. Il y a des tas de bonnes choses, mais nous avons déjà notre pique-nique délicieux composé de vieux bagels tout mou avec un brin de reste de cheddar goût plastique, alors on ne prends rien. L’avantage du cheddar, c’est que ça a le même goût que la brioche, et qu’il soit vieux ou frais ne change rien. Il fait bien chaud et le parc le plus proche est un peu pelé, alors on se réfugie à l’ombre de grands gratte-ciel.

Un coup de tram/trolley plus tard, on embarque dans un gros ferry pour la traversée vers les Toronto Islands, qui sont, je vous le donne en mille, des îles, à Toronto. Elles sont sur le lac Ontario, dans la baie au sud de la ville, à quelques kilomètres à peine, accessible avec trois lignes de ferry, qu’on emprunte avec environ la totalité de la population du Canada plus celle de l’état de New-York. Nous sommes samedi après-midi, il fait très chaud dans la ville qui relargue du chaud par le bitume et le béton. Etonnamment, nous n’avons pas été les seuls à avoir eu cette idée lumineuse d’aller au vert et nous baigner. 

 

 

(Note: toutes les photos sont visibles sur ce lien)

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