10 Août - Frontenac Islands

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Direction Gananoque ! Facile comme direction, c’est tout droit pendant 250 km. J’ai effleuré le volant trois fois. Le changement de taille de ville est important: on passe de Toronto à une ville ayant moins d’habitants que la tour du pin. Mais plus de touristes, fait justement remarquer Lucie : nous somme au moins 4. Le port central, avec une petite plage, est relativement sympathique bien qu’un peu trop chauffé par le soleil, on est loin des pelouses bien vertes. La plan de l’après-midi est de louer des canoë pour aller naviguer vers les îles. On devrait en trouver, le coin s’appelle les 1000 îles: c’est une zone sur le fleuve Saint Laurent, avec un côté canadien et un côté Étasuniens. Ils sont modestes les canadiens car en réalité il y a 1864 îles exactement selon la définition qui veut qu’il y ait au moins 1 arbre et que le bout de terre reste hors de l’eau toute l’année.

Je vais vers l’unique location de kayak et, ô rage, ô désespoir, que n’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie: nous sommes dimanche, ils ferment boutique à 17h et il est 14h donc c’est trop tard (véridique). Nous nous retrouvons le bec dans l’eau et, de désespoir, allons nous baigner. Nous sommes meurtris et blessés mais très vite, nous ne nous laissons pas abattre et, le regard fier vers l’avenir radieux, nous nous redressons et organisons de nouveaux plans. Le premier s’avère un second échec patent. Nous suivons consciencieusement un « trail » indiqué sur un prospectus, mais trail doit se traduire par « trottoir » en canadien, car ce n’est pas exactement le joli chemin côtier espéré mais une promenade en plein soleil dans des quartier résidentiels, loin de la côte, et sans visibilité sur le Saint Laurent ou les îles. Encore une fois meurtris et blessés, nous nous relevons le poing dressé pour défier le destin.

Direction Howe Island, une des 1864 îles, que l’on peut joindre en voiture. Sur les cartes il n’y a vraiment rien de rien dans ce coin là, alors ça nous intrigue. L’île est une petite lande de terre toute plate et en longueur, d’environ 13 km de long, à laquelle on accède par une barque pour voiture tirée par des câbles. Le gardien/passeur est d’un calme tout insulaire, nous rentrons 3 voitures en serrant bien dans la barque et 10 minutes après nous voilà sur l’île, notre première des 1864. Il y a une unique route, la 22, qui en fait pratiquement le tour et que nous suivant tranquillement. Le centre de l’île est 100% agricole, avec des champs et quelques brins de forêts. Nous avons comme objectif de trouver un coin tranquille à baignade. Les vues sur le fleuve sont vraiment superbes mais on se rend vite compte du principe : toutes les berges sont inaccessibles car privatisées autour de grandes propriétés. On a beau longer le rivage, aucun accès ne nous paraît possible sans entrer chez quelqu’un. Chaque bâtisse est éloignée de la suivante de plusieurs centaines de mètres, il est probable qu’il n’y ait pas trop de conflits de voisinage ici. Beaucoup de villas sont dans les arbres, bien abritées. On continue le périple et un peu avant de reprendre la seconde barque pour retraverser, on décide de suivre un petit sentier en travaux conduisant à un « quartier » sur une excroissance pointue de l’île. Autour d’un grand champs central en forme de stade d’athlétisme allongé, se trouvent d’autres villas plus enfoncées dans les arbres. Tout au bout, dans les bois, le dernier kilomètre de pointe est inaccessible car appartenant à une même propriété. Le chemin s’arrête mais on se retrouve un peu à l’écart, donc on s’arrête et nous filons en scred à travers les arbres faire un petit plouf. La vue est bien chouette, le soleil commence à baisser un peu, on est face aux couronnes de forêts des berges du Saint Laurent et de quelques autres îles. C’est top.

On retrouve nos comparses à l’hôtel, et retournons en ville pour passer la soirée. J’apprends que Neil Young est originaire de Toronto, ce qui me réconcilie illico avec cette ville.

 

 

(Note: toutes les photos sont visibles sur ce lien)

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