4 Avril - Hiroshima/Osaka

Publié le

Jeudi. C’est le dernier jour, ce soir je décolle vers 22h, plus que 9801 km à faire. J’aurais un Shinkansen pour Osaka en fin de matinée, ce qui me laisse le temps de balader un peu.

Je me dirige vers le sud pour aller vers Hijiyama, il semble y avoir un parc un peu en hauteur alors je ne peux pas m’empêcher d’y grimper. Je me perd un peu dans un tunnel pour finalement trouver un tapis et un escalier roulant pour rejoindre le parc. Il y a une sorte de cimetière/temple avec des pierres dressés, on a également une belle vue. Au fond, une stèle du souvenir Français commémore l’aide des Japonais vers 1900. Il y à des arbres fleuris à tout les coins. C’est paisible et bien sympathique. Au fond je trouve le centre Sino-Americain de recherche sur les effets des rayonnements.

En descendant, je crois régulièrement d’autres temples. Je remonte la ville pour rejoindre la gare du Shinkansen. Je suis super habitué maintenant, je gère grave avec à peine quelques minutes d’avance. Je cherche à prendre l’avant du train en photo. Et bien sûr, 5 minutes avant le départ je me rend compte que le train annoncé à l’heure exacte de celui que j’attend, part en fait dans l’autre direction. Et la, contrairement à la SNCF, je ne peux pas tabler sur un retard. Je change de quai fissa pour récupérer le bon.

TGV vs Shinkansen : le match! Sur le confort, l’intérieur, on va dire match nul, le Japonais est tout de même plus propre. Sur l’accès aux billets, il n’y a pas photo, la SNCF est largement devant, site web et app commodes, alors qu’ici, soit je n’ai rien compris, ce qui est totalement possible, soit c’est d’une complexité digne de l’administration française, et c’est pas peu dire. Reste la ponctualité, là on va rester poli et ne pas trop commenter. Si un dixième des retards et annulation de la SNCF arrivait au Japon, la moitié de la population Japonaise serait décimé par harakiri.

Arrivé à Osaka, je ne récupère pas ma valise, j’ai le temps, il doit être 13h. Je vais me donc me balader vers le parc Nagai tout au sud, après un bon trajet à métro. C’est grand, boisé et très fleuri. Il y a un chouette parc botanique dans lequel je déambule un bon moment. Il y a des plantes partout et j’envisage d’en voler quelques une pour Célia, mais je ne suis pas sûr de savoir faire la différence entre un caillou et une feuille alors je n’ose pas. Sous les allées de cerisiers en fleurs, le jeu est d’aller s’alanguir dessous, dans le tapis de pétales. L’odeur des fleurs est discrète mais sensible quand même. À d’autres endroits particulièrement fleuris, des peintres amateurs de tout âge semblent prendre beaucoup de plaisir. Au fond du jardin, il y a des œuvres d’art en forme d’œufs, blancs et gonflables tout d’abord, dispersés au hasard entre les arbres. Ça fait un super effet. Plus loin, ce sont d’autre œufs, tordus et chromés, tout aussi dispersés, c’est super rigolo. Je décide ensuite de remonter un brin plus au nord pour voir un autre temple, le Sumiyoshi. Le lieu est grand, classique, je suis blasé des temples maintenant.

Il y a un attroupement autour d’un étrange bac en béton, grand comme une petite piscine hors-sol, avec des barrières aussi en béton. Les gens sont agglutinés autour et plongent leur bras entre les espaces des barrières. À l’intérieur, il y a des petits graviers, bien calibrés, tous d’environ d’un cm de long. Le jeu consiste à fouiller pour trouver ceux ayant un kanji dessiné dessus. Plus loin, un chouette pont en bois avec les bords rouges vif enjambe un ruisseau. Le pont est un demi cercle parfait, l’escalier épouse parfaitement le demi cercle. Je repars en me disant que le mieux est de marcher le plus possible pour avoir le plus de chance de dormir dans l’avion, j’entame donc la remontée vers le nord à pied, sans particulièrement repérer de points marquant sur le chemin, ça m’a permet de voir un peu le Osaka moins touristique, mais tout aussi dense et urbain. Comme partout ailleurs, il y a des distributeurs de boissons énergisantes à tous les coins de rues. Tous les 100 metres, un Kombini, soit un FamilyMart, soit un SevenEleven. Je traverse des quartiers plutôt résidentiels, par moment des petites rues avec peu de circulation. Il y a régulièrement des enchevêtrement de fils électriques. Lorsqu’il y a des habitations individuelles, elles ont un minuscule jardin devant, caché par un grand mur fin d’où dépassent des arbres, souvent des sortes de pins taillés un peu comme des bonsaïs.

Je longe pendant un bon moment l’immense pont du train surplombant la ville. L’ensemble n’est pas très beau, mais il y a de la vie plutôt tranquille, avec des voitures mais sans les densités qu’on connaît habituellement. Quasiment aucun parking sur les abords des rues, je confirme ma théorie: ça change tout sur la vie en ville. Conclusion en France : supprimez tous les parkings visibles en ville, on vivra mieux. Pas mal de vélos aussi, pas comme en Hollande, mais pas mal quand même. La particularité est qu’ils roulent la majorité du temps sur les trottoirs, c’est le principe ici. Je n’y suis pas bien habitué et me pousse souvent du mauvais côté, à droite, par réflexe, alors qu’ils roulent à gauche. Je parviens finalement au quartier Dotonbori, le fameux, avec foule et écrans géants. De jour, ça n’a pas tout à fait la même tête. Au bout d’un moment, je change même de rue car il y a trop de monde pour avancer tranquillement. Je croise un Apple Store, j’y entre, évidemment, j’ai besoin d’un câble. Vers 17:30, j’ai les pattes qui tirent un peu (20 km aujourd’hui), je me décide à prendre le métro pour remonter à Shi-Osaka, tranquillement récupérer ma valise et me préparer à rejoindre l’aéroport. Arrivé à la gare, je retrouve mon locker et commence la danse des aller retours. Je ne peux pas payer avec la ICOCA card car il ne reste plus rien dessus, il me faut la recharger. Mais je n’ai plus de cash. Donc, je cherche un ATM « international », je sais que les autres ne fonctionnent pas pour moi. Il faut au minimum retirer 10000 Yens (environ 60€), en un seul billet. Ensuite, pas assez de monnaie pour ajouter ce qu’il faut à l’ICOCA, donc achat de biscuits pour casser le billet… bref, j’y passe des plombes mais je retrouve finalement ma valise.

 

 

(Note: toutes les photos sont visibles sur ce lien...)

Commentaires