1er Août - New York
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On grab des core power au chocolat dans le Seven Eleven du coin et let's go pour walk in New York (yes I am fluent in English).
Nous sommes au cœur de Manhattan, le nez constamment en l’air pour observer la skyline. Du coup, on trébuche. Un coup de métro nous emmène à Brooklyn où l’on se balade dans le Dumbo, un chouette quartier avec une chouette vue sur l’East River et les chouettes ponts de Brooklyn et de Manhattan. C’est propret et les grandes résidences semblent bien luxueuses. Les anciens bâtiment industriels en briques rouges ont, semble t’il, été convertis en lofts branchés ou cafés tendances. Ça sent l’écrivain à chemisette qui balade sur les quais, le long des parcs verts, le nez au vent, cherchant l’inspiration. On remonte ensuite, toujours à pied, le fameux pont de Brooklyn, immense, avec une voie piétonne par dessus les voies voitures. On passe au milieu des énormes câbles et poutres en acier, en surplombant la rivière et avec une vue imprenable sur les grattes ciels de Manhattan, de l’autre côté. Les piliers sont énormes, on se sent tout petit à côté. On rajoute notre petite contribution aux dizaines de millions de photos prises par jour à New York (nombre probablement sous estimé) et je me prends à imaginer le tas de pixels que ça représenterai si on les empilait. Sur le pont, les filles s’extasient à intervalles réguliers sur des vues qu’elles reconnaissent de leurs séries Netflix : « oh ! C’est là où Brandon a fait sa proposition à Samantha ! ». Je crois qu’elles ont vu ça dans Emily in Paris, ou dans Léon in Dijon, je ne sais plus exactement quelle série.
On déambule ensuite direction Chinatown, en croisant plusieurs mariages à côté d’un gros bâtiment municipal. Le quartier est bien typé, la population se transforme brusquement au détour d’un bloc. La hauteur des immeubles est ici plus classique, voir même assez basse. La culture asiatique prend le pas sur celle de son hôte et les enseignes-écrans laissent la place aux plus traditionnelles banderoles rouge et or. Les odeurs fumées des hot-dog 🌭 (bien moisis) des coins des rues sont remplacées par celles plus sucrées des canards laqués suspendus dans les vitrines. Le quartier est bien vivant mais reste relativement calme, en tout cas comparé à ceux qu’on a pu voir en Asie ou en Amérique du Sud, beaucoup plus bruyant et bordélique. Les pattes déjà un peu lourdes d’avoir bien marché, on déjeune dans un food court sympathique.
On a décidé de rejoindre à pied l’embarcadère du ferry qui traverse l’Hutson pour se rendre à Staten Island. Mais, me diriez-vous, qu’allez vous faire sur Staten Island ? Et bien, rien, l’idée est juste de prendre le ferry gratuit pour admirer en chemin la statue de la liberté. Une fois la traversée effectuée, comme environ une bonne moitié de l’immense bateau, on repart dans l’autre sens. La vue sur la statue française (coproduction Effel-Bartholdi), bien que distante, fait son petit effet avec la skyline de Manhattan en fond. Heureusement qu’on les aide ces pauvres Amerloques, à avoir des monuments historiques qui en jete.
De retour sur Manhattan, on poursuit plus au nord vers Greenwich village, dit « The Village ». Là, c’est déjà moins droit, plus bas, avec des résidence en briques, des jolies entrée fleuries devant les escaliers passant au dessus du niveau en sous sol que l’on aperçoit à peine en contrebas des trottoirs. Historiquement un brin hippie, le coin semble maintenant beaucoup plus huppé, tout propre, arboré, avec des terrasses de café remplies. C’est le bon moment me dis-je pour investir dans de la pierre et commencer à assurer un patrimoine familial. Je regarde donc un petit 2 pièces, au 7ème l’étage d’un immeuble. C’est tout de même un peu plus de 6 millions de dollars (oui, oui j’ai vérifié plusieurs fois). Je vais devoir négocier une petite rallonge avec le CNRS. En fin d’après-midi, les jambes se font lourdes et on s’affale à une terrasse pour souffler. Les filles comparent leur nombre de pas effectués dans la journée (22k) et s’extasient devant leur résilience respective. Au retour la team se split entre les losers qui rentrent en subway et les badass qui retournent à pied. Sur le chemin, on grignote des slices de pizzas en compagnie de lucioles. On ne fera pas long feu ce soir, tout le monde est bien cramé.
(Note: toutes les photos sont visibles sur ce lien)
































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